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Centenaire de l'aéronautique navale
Les métiers des marins du ciel |

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Hélitreuillage d'un plongeur sur hélicoptère Lynx
Cette année, la Marine fête les 100 ans de l’aéronautique navale ! A cette occasion, découvrez les métiers des marins du ciel...
Plongeur d'hélicoptère
Le maître Christophe BARRERE est marin depuis près de vingt ans. Son bac en poche, ce grenoblois d’origine, passionné de chasse sous-marine et de ski, avait 23 ans lorsqu’il a décidé de s’engager dans la Marine. Il voulait devenir plongeur d’hélicoptère. Il nous raconte comment il a pu réaliser son rêve…
En quoi consiste concrètement votre métier ?
Je suis plongeur d’hélicoptère mais ma mission première est d’exercer mon métier de technicien aéronautique. Je suis chargé de détecter l’origine des pannes sur les éléments électroniques des hélicoptères de la Marine : systèmes de navigation, de détection, instruments de bord… J’assure ensuite le dépannage des équipements de bord et l’entretien des installations électroniques des bases. Ma particularité est que je possède en plus un certificat de plongeur d’hélicoptère c'est-à-dire que j’effectue des interventions de sauvetage en mer.
N’importe quel technicien aéronautique peut prétendre à passer le certificat de plongeur d’hélicoptère. Je considère que c’est un vrai plus pour ma carrière de marin (missions embarquées, avantages financiers…).
Pourquoi avoir choisi la Marine ?
J’ai toujours été passionné par la plongée et le monde de l’aéronautique m’attirait aussi beaucoup. Le métier de plongeur d’hélicoptère pouvait me permettre de combiner ces deux passions. Quand j’ai su que je pouvais faire ça, je me suis beaucoup renseigné (lycées, forums, proches…) pour savoir comment y parvenir. Je me suis rendu dans un centre de recrutement de la Marine, j’ai passé des tests psychologiques et médicaux et j’ai ainsi signé mon premier contrat de matelot.
Quel parcours de formation avez-vous suivi pour devenir plongeur d’hélicoptère?
Quand je suis entré dans la Marine, j’étais titulaire d’un baccalauréat technologique. Une fois mon contrat de matelot signé, j’ai d’abord suivi une formation élémentaire marine de 2 mois à Querqueville (près de Cherbourg). J’ai ensuite intégré une école de spécialisation à Rochefort (Charente-Maritime) pour apprendre mon métier de technicien aéronautique durant 6 mois.
Après deux ans d’affectation sur la base aéro de Lanvéoc à travailler comme mécanicien sur des hélicoptères Lynx, j’ai suivi de nouvelles formations en interne et j’ai ainsi obtenu le brevet d’aptitude technique et le certificat de plongeur de bord, étapes intermédiaires pour prétendre devenir plongeur d’hélicoptère. J’ai obtenu mon certificat en 1997.
Pendant la formation de plongeur d’hélicoptère, on s’entraîne à opérer des missions de sauvetage dans des conditions extrêmes (par exemple, de nuit, en mer agitée, avec des personnes blessées…). Il faut s’entraîner régulièrement pour être toujours opérationnel dans les conditions réelles de missions de sauvetage.
Quelles qualités faut-il avoir pour devenir plongeur d’hélicoptère ?
Il faut avoir un moral d’acier ! Il faut être aussi sportif et endurant. L’esprit d’analyse est aussi très important : dans ce métier, on est amené à prendre des décisions rapidement mais toujours avec discernement ; il ne faut pas être une tête brulée.
Pour finir, il faut avoir une véritable motivation. Le parcours pour atteindre son but peut être long (3 à 6 ans pour obtenir le certificat de plongeur d’hélicoptère), il ne faut donc surtout pas se décourager.
Quelles ont été vos différentes missions ?
J’ai toujours travaillé sur la base aéro de Lanvéoc dans le Finistère mais j’ai eu l’occasion de travailler sur le système avionique de nombreux appareils différents : hélicoptères Lynx, Super-frelon… J’ai pu embarquer sur des frégates anti-sous-marines pour mener des missions de service public et de secours en mer (un plongeur d’hélicoptère part en moyenne 150 jours par an en mission sur un bateau).
J’ai également exercé des fonctions d’instructeur à terre pour apprendre à d’autres marins en formation le rôle de plongeur d’hélicoptère.
Parmi vos différentes expériences, quelle mission vous a le plus marqué ?
La mission qui m’a le plus marqué est ma première mission à l’issue de l’obtention de mon certificat. A ce moment précis, c’est la concrétisation d’un rêve.
A bord d’un hélicoptère Super-frelon, au large du Finistère, j’ai du plonger de l’hélico pour aller sauver un pêcheur en difficulté. Nous avons du placer la personne dans une civière pour la remonter à bord de l’hélico ; c’est le genre d’opération délicate qui demande de la technique mais aussi beaucoup de sang froid.
Etre marin : que cela signifie-t-il pour vous ?
Etre marin, c’est faire un travail qui sort de l’ordinaire. Un marin, c’est quelqu’un qui connait la vie à bord, qui aime embarquer et faire des choses hors du commun. Etre marin, c’est aussi aimer la vie en communauté et l’esprit d’équipage.
L’avantage que nous donne la Marine, c’est que nous avons la possibilité de partir loin et de découvrir de nouveaux horizons. Par exemple, la marine m’a permis d’effectuer des plongées dans les plus beaux endroits du globe, en mer Rouge, dans les Caraïbes… Je n’aurais surement pas pu faire et voir toutes ces choses en exerçant un autre métier.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaite faire votre métier ?
Il faut avant tout AIMER son métier, être sûr de soi et ne jamais douter. La Marine ne cherche pas des héros ou des athlètes de haut niveau, l’important est d’avoir une force d’esprit. Et puis, il faut aussi aimer sa spécialisation car avant d’être plongeur d’hélicoptère, je suis d’abord marin et technicien aéronautique.
Pour obtenir plus d'informations sur le métier de plongeur d'hélicoptère, contactez le centre d'information le plus proche de chez vous (coordonnées disponibles dans la rubrique Contacts).
Electronicien de bord
Le maître Jonathan VACCA est marin depuis six ans. Diplômé d’un DUT Génie électrique & informatique industrielle, il travaille dans la Marine comme électronicien de bord. Il est âgé de 27 ans et est originaire du Var (83).
C’est l’envie d’action, le goût de l’aventure et l’univers de la mer qui l’ont conduit à s’engager dans la Marine.
En quoi consiste concrètement votre métier ?
Je participe à des missions de lutte anti-navire. Je suis intégré au sein d’un équipage d’hélicoptère. Avec le chef de bord et les autres membres de l’appareil, je prépare et élabore les missions. Je suis opérateur sur une console radar et conseiller tactique du chef de bord. Je peux également être treuilliste dans le cadre de missions de sauvetage en mer. De nuit, je peux même être amené à prendre les commandes de l’appareil quelques minutes lorsque le pilote n’a plus de visibilité à l’œil nu. Cela demande des responsabilités importantes !
J’ai également le rôle de « tireur appui-feu ». Par exemple, en mission en Somalie ou en Océan Indien, dans le cadre de missions de piraterie, je suis armé d’une mitraillette. Mon rôle est alors de couvrir et protéger l’équipe de visite (commandos) lorsqu’elle s’approche d’une embarcation hostile.
Pourquoi avoir choisi la Marine ?
J’ai grandi à Toulon et l’environnement marin était donc pour moi quelque chose de familier. Après l’obtention de mon DUT, je cherchais un métier hors du commun qui puisse me passionner et un environnement dans lequel les technologies modernes avaient une place importante. J’ai aussi choisi la Marine car j’avais l’impression de me retrouver dans les valeurs qu’elle véhicule, notamment l’esprit d’équipage et d’entraide…
Quelle formation avez-vous suivi pour devenir électronicien de bord ?
Je suis entré dans la Marine diplômé d’un DUT Génie électrique & informatique industrielle (NB : ce métier est accessible de Bac à Bac +3). J’ai d’abord intégré l’Ecole de Maistrance à Brest pendant près de 5 mois. Maistrance, c’est l’école qui forme les sous-officiers de la Marine, c’est LA formation généraliste du marin. Pendant 4 mois, nous y découvrons ce que va être notre vie au sein de la Marine. C’est intéressant et enrichissant mais c’est surtout à l’Ecole de spécialisation que l’on apprend vraiment son métier. Pour ma part, je suis parti en formation technique à l’Ecole du Personnel Volant pendant 5 mois avant de rejoindre ma première affectation.
Qu’avez-vous appris à l’Ecole du Personnel Volant ?
Mon métier, tout simplement ! Cours de navigation, transmissions radio, météorologie, électronique, anglais, mises en pratique sur vols test…
Où travaillez-vous ?
Je suis affecté à la flottille 36F sur la base aéro de Hyères dans le Var depuis septembre 2005. Je travaille sur hélicoptère Panther. Ces hélicoptères sont utilisés pour assurer la sureté de la force navale.
Je fais partie d’un équipage aéro composé d’un pilote, de personnel naviguant et de techniciens aéro. Dès qu’un bateau part en mission, nous embarquons avec l’équipage du bateau. J’ai déjà embarqué sur des frégates furtives, des frégates antiaériennes ou des frégates de défense aérienne.
Comme électronicien de bord, nous avons aussi la possibilité de partir en mission outre-mer (Martinique, Réunion) sur une frégate de surveillance.
Parmi vos différentes expériences, quelle mission vous a le plus marqué ?
Chaque mission est marquante… La plus marquante a été une mission de lutte contre la narco-trafic effectuée en 2007 en mer Méditerranée. Cette mission faisait intervenir une frégate, un groupe de commandos et un hélico. Après plusieurs jours de recherche, nous sommes parvenus à repérer et à arrêter une embarcation contenant de la drogue. Dans ce genre de mission, on touche du doigt la réalité de notre métier de marin : c’est l’aboutissement de nombreuses heures d’entraînement, c’est très gratifiant.
Quand on choisit la Marine, c’est pour vivre dans l’action.
Etre marin : que cela signifie-t-il pour vous ?
Etre marin, c’est d’abord être militaire. C’est connaitre les risques inhérents aux conflits et donc s’entraîner pour réduire ces risques. C’est aussi être disponible et mobile. Un marin, c’est aussi un professionnel et un spécialiste dans son métier.
Un marin est aussi un ambassadeur de la France à l’étranger ; on représente notre pays quand on est en escale, ce n’est pas anodin.
Pour finir, un marin doit avoir (ou acquérir) l’esprit d’équipage et d’entraide qui est essentiel au sein de la Marine, notamment dans le cadre de missions longues de plusieurs semaines… c’est cet esprit d’équipage qui permet de mieux vivre l’éloignement d’avec les proches.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaite faire votre métier ?
Il faut d’abord être organisé et savoir s’adapter. Pour prétendre devenir marin et plus particulièrement électronicien de bord, il faut savoir faire preuve d’humilité pour se remettre sans cesse en question. Ce n’est pas une spécialité difficile mais cela requiert beaucoup de rigueur et d’humilité. Les règles évoluent, les procédures changent… il faut accepter de s’entraîner souvent et se repencher sur les procédures pour être toujours opérationnel pour les prochaines missions. Il ne faut jamais oublier que nous sommes avant tout militaires et qu’on peut être amené à faire des sacrifices.
Comment envisagez-vous la suite de votre carrière dans la Marine ?
Je passe actuellement un concours en interne pour devenir officier et acquérir ainsi plus de responsabilités. En devenant officier, j’ai la possibilité de devenir coordinateur tactique sur NH 90, les nouveaux hélicoptères de la Marine. Je continuerai à travailler dans un univers qui me passionne tout en ayant plus de responsabilités. La Marine permet à ses marins d’évoluer et je trouve ça particulièrement motivant.
Technicien aéronautique spécialiste avionique
Le maître Hélène SERET est marin depuis dix ans. Elle exerce le métier de technicien aéronautique de spécialité avionique. Elle est âgée de 30 ans et est originaire de Nancy. La mer et l’envie de voyager l’ont naturellement guidé vers la Marine…
En quoi consiste concrètement votre métier ?
Je travaille au Service de Maintenance Aéronautique sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau (29). Je suis chargée de détecter l’origine des pannes sur les éléments électroniques des hélicoptères de la Marine (plus particulièrement les Lynx et Super Frelon) : systèmes de navigation, de détection, de communication, instruments de bord… J’assure ensuite le dépannage des équipements de bord et l’entretien des installations électroniques des bases.
C’est un métier qui nécessite quelques compétences techniques mais je me suis engagée dans la Marine sans diplôme spécifique (un Bac agricole) et j’ai tout appris en interne. La Marine m’a permis de progresser rapidement du point de vue technique mais aussi en terme de responsabilités.
Etre marin : que cela signifie-t-il pour vous ?
Un marin, c’est quelqu’un qui sait s’adapter à toutes les situations et qui s’investit à 100% dans tout ce qu’il fait. Etre marin, c’est aussi vivre des expériences exceptionnelles qu’on ne vit pas dans n’importe quel métier.
Quelle est votre meilleur souvenir de marin ?
Mes deux années d’embarquement à bord du porte-avions Charles de Gaulle pour une mission au large de l’Afghanistan en 2006-2007. Je me suis rendue compte que c’était pour vivre ce genre d’expérience que j’avais choisi la Marine. A bord, il n’y a pas de routine, le rythme est soutenu et quelques fois épuisant mais c’est l’opérationnel qui prend le dessus.
Pourquoi avoir choisi la Marine ?
Mon grand-père était mécanicien aéronautique dans la Marine nationale. Il me racontait souvent son quotidien de marin, les pays visités lors des escales, la vie en équipage... C’est lui qui m’a donné envie de vivre la même vie… Choisir la Marine, ce n’est jamais anodin. Il ne faut pas être frileux à embarquer pour des missions de plusieurs mois. Il faut aussi aimer la vie en communauté, c’est une valeur fondamentale dans la vie d’un marin.
Comment vivez-vous votre condition de femme dans cet univers a priori masculin ?
Très bien ! Les femmes sont traitées de la même manière que les hommes. Elles ont tout à fait leur place pour exercer ce métier. Physiquement, c’est parfois difficile mais on y arrive très bien.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaite faire votre métier ?
Pour être un marin épanoui, il faut être curieux de tout et avoir envie de tenter sans cesse de nouvelles expériences. Je lui conseillerais de s’investir à 100% et de ne pas appréhender l’embarquement et l’éloignement ; il faut vivre ces expériences le plus tôt possible. Une fois vécue, on ne peut plus se passer de cette vie.
La Marine laisse une chance à ceux qui sont motivés pour pouvoir s’accomplir. Avec mon niveau scolaire (un Bac agricole), la Marine m’a permis d’évoluer et de prendre des responsabilités que je n’aurais certainement jamais pu acquérir aussi vite dans le monde civil.
Pour obtenir plus d'informations concernant le métier de technicien aéronautique spécialiste avionique, cliquez ici
Pilote de l'aéronautique navale
L’enseigne de vaisseau Aurélien LACROIX a 27 ans. Il est originaire de La Rochelle. Il est diplômé d’un Bac STI option Génie Mécanique/Systèmes motorisés et exerce le métier de pilote de l’aéronautique navale au sein de la Marine depuis 8 ans. Il nous raconte son quotidien et sa vie de marin.
Pourquoi avoir choisi la Marine ?
J'ai choisi la Marine car j’ai toujours été passionné par le monde de l’aéronautique. C’est en volant sur de petits avions civils que je me suis rendu compte que je voulais en faire mon métier. En plus, mon père était pilote d’hélicoptère dans la Marine donc je « baigne dans la mer » depuis tout petit…
En quoi consiste-t-on concrètement le métier de pilote ?
Les pilotes de l’aéronautique navale peuvent mener des opérations aériennes au dessus de la mer et à terre à partir de bâtiments tels que le porte-avions, les bâtiments amphibies ou les frégates. Nos missions peuvent être variées : défense aérienne d’une force, assaut contre des unités en mer ou à terre, renseignement, lutte anti-navire, lutte anti-sous-marine, sauvegarde maritime et secours en mer.
On peut devenir pilote de chasse, pilote de multimoteurs ou pilote d’hélicoptères. Moi, je suis pilote d’hélicoptère (j’ai volé sur Alouette, Super Frelon et je suis en ce moment formé à piloter un NH90, l’hélicoptère « dernière génération » de la Marine).
Mais il faut aussi savoir que les pilotes ne font pas que piloter. Nous avons tous une fonction à terre : on peut être responsable des entraînements sportifs, des infrastructures, des cours de langue, chef du service général (chargé du respect de la discipline au sein d’une flottille)... Il faut donc savoir s’exprimer correctement, savoir rédiger et être organisé.
Les pilotes suivent-ils une formation spécifique au sein de la Marine ?
Oui. J’ai suivi une formation de près de trois ans pour accéder au métier de pilote. Ensuite, les pilotes sont en apprentissage continu. Chaque pilote passe sa carrière à apprendre des choses, on est en progression constante. La Marine forme ses pilotes au vol de différents appareils dans des conditions parfois extrêmes. C’est ce qui nous permet d’être toujours opérationnels.
Quel type de missions avez-vous déjà eu l’occasion de réaliser ?
Des missions de secours en mer, de contre-terrorisme maritime (soutien des commandos marine), missions de lutte contre les narcotrafiquants, contre les pollutions…C’est très varié et je trouve que c’est ce qui fait la richesse de ce métier, et du métier de marin en général.
Quel est votre souvenir le plus fort en tant que marin ?
Une mission de secours de six marins-pêcheurs en mer d’Iroise. Un bateau avait été éperonné par un cargo. Avec une équipe composée de deux pilotes, deux mécaniciens de bord, un plongeur, un médecin et un infirmier, nous avions pour mission de secourir les personnes. Toutes les personnes ont pu être sauvées pendant la mission : c’est dans ces moments que j’ai le sentiment d’exercer un métier vraiment utile.
Quel conseil donneriez-vous à un candidat qui souhaiterait exercer le métier de pilote ?
Pour prétendre au métier de pilote, il faut avant tout être mo-ti-vé ! La formation n’est pas évidente : il faut apprendre vite, savoir s’adapter et être humble. Il faut aussi régulièrement se remettre en question.
Est-ce qu’il faut avoir déjà piloté un avion pour prétendre devenir pilote au sein de la Marine ?
Non, cela peut être utile et intéressant mais pas indispensable.
Etre marin : que cela signifie-t-il pour vous ?
Etre marin, cela signifie effectuer des missions riches et concrètes dans un cadre opérationnel : nous sauvons des vies ! Dans notre métier, il n’y a pas de routine.
Etre marin, c’est embarquer et changer d’univers et d’environnement de travail chaque jour. Il faut aimer ça, c’est important pour se sentir bien au sein de la Marine.
Pour obtenir plus d'informations concernant le métier de pilote de l'aéronautique navale, cliquez ici
Contrôleur aérien
Le second maître Camille LABORDE DIT FRENE a 25 ans, elle est diplômée d’un Bac S et est originaire de Gironde. Elle exerce le métier de contrôleur aérien au sein de la Marine depuis 6 ans. Elle nous fait partager son quotidien et raconte sa vie de marin.
Pourquoi avoir choisi la Marine ?
J'ai choisi la Marine car la rigueur militaire m'a toujours attirée et je voulais avoir la possibilité d'exercer mon métier à bord d'un bâtiment. J'ai choisi l'aéronautique navale pour cumuler mon attrait pour l'aéronautique et pour celui de la Marine.
En quoi consiste-t-on concrètement le métier de contrôleur aérien ?
Le métier de contrôleur aérien a pour but de fluidifier et d'ordonner la circulation aérienne, soit sur une base aéronavale, soit à bord d'un navire porte-aéronefs. Nous travaillons dans une tour de contrôle (nous donnons les autorisations de décollage, d'atterrissage et nous gérons le trafic aérien circulant au sol et en vol) ou dans une salle d'approche équipée de radars (régulation des arrivées et gestion des départs dans un volume plus grand). Nous contrôlons les aéronefs militaires mais également les civils.
Quels sont les différentes affectations possibles pour un contrôleur aérien ?
Nous avons plusieurs affectations possibles : les affectations à terre comme les bases aéronavales telles que Lanvéoc, Landivisiau, Lann-Bihoué ou Hyères et les affectations embarquées comme les portes-aéronefs tels que le porte-avions Charles De Gaulle ou les BPC. Pour le moment, je n'ai exercé mon métier que sur la base de Lanvéoc mais j’ai hâte de changer pour découvrir d’autres environnements.
Etre marin : que cela signifie-t-il pour vous ?
Etre marin, pour moi, signifie aimer son métier, être mobile et savoir s'adapter à n'importe quelle situation.
Quel conseil donneriez-vous à un candidat qui souhaiterait exercer le métier de contrôleur aérien ?
Pour exercer ce métier, il faut avoir un bon niveau en anglais (la plupart des communications se font dans cette langue), de la rigueur et un bon esprit d'équipe.
L'avantage, dans ce métier, c'est qu'il y a toujours un nouvel objectif à atteindre car nous avançons par qualifications. Il faut régulièrement se remettre en question. C'est une spécialité très intéressante qui apporte beaucoup de satisfactions professionnelles.
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Technicien aéronautique spécialiste porteur
Technicien aéronautique spécialiste porteur
Le second maître Florent CARDRIN est marin depuis deux ans. Il exerce le métier de technicien aéronautique de spécialité porteur. Il est âgé de 21 ans et est originaire de Vendée. Grand passionné de voile et de mécanique, Florent a pu, grâce à la Marine concilier ses deux passions…
Depuis quand êtes-vous dans la Marine ?
Je suis entré dans la Marine en février 2008. J’ai commencé par 5 mois de formation militaire et maritime à l’Ecole de Maistrance à Brest et j’ai enchaîné avec 9 mois de formation technique à l’Ecole de l’Air de Rochefort. J’ai ensuite rejoint ma première affectation : la base aéronautique navale de Lanvéoc dans le Finistère.
En quoi consiste concrètement votre métier ?
Je suis affecté au Service de Maintenance Aéronautique. Je m’occupe de l’entretien des Alouettes, des hélicoptères légers destinés à soutenir les actions des navires déployés à la mer. Régulièrement, nous démontons et remontons complètement les appareils pour s’assurer que ceux-ci soient bien opérationnels pour les missions. C’est un travail soutenu, complet et idéal pour un féru de mécanique comme moi !
Quel niveau scolaire faut-il pour exercer ce métier ?
Personnellement, j’ai un BAC STI Génie Mécanique. Il faut au moins avoir obtenu un Bac (général, technologique, pro) pour pouvoir accéder directement à ce métier au grade d’officier marinier.
Etre marin : que cela signifie-t-il pour vous ?
Pour moi, être marin, c’est accomplir des missions, naviguer sur toutes les mers du monde et c’est aussi respecter les valeurs militaires que sont la discipline et l’esprit d’équipage.
Pourquoi avoir choisi la Marine ?
J’ai choisi la Marine pour allier ma passion de la mer et de la mécanique mais mon rêve, c’est de devenir plongeur d’hélicoptère. Mon affectation à terre me permet d’avoir du temps pour m’entraîner et parvenir à obtenir cette certification en interne.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaite faire votre métier ?
Pour exercer le métier de technicien aéronautique de spécialité Porteur, il faut être organisé, logique et être hyper méticuleux. Il ne faut jamais oublier que la vie des pilotes peut dépendre de notre travail.
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Matelot pont d'envol
Le matelot Jonathan Lacoste est matelot Pont d’envol à bord du BPC Tonnerre* depuis 2 ans. Il est âgé de 21 ans et est originaire de Bordeaux. Son lieu de travail ? Les 5200 m2 de pont d’envol du bateau. Passionné d’aéronautique et de voyages, il nous confie ses impressions sur son métier et la vie de marin.
Quand êtes-vous entré dans la Marine ?
En mai 2008, il y a maintenant 2 ans.
Quel est votre rôle à bord du Tonnerre ?
Je suis matelot Pont d’envol ; c’est ma première affectation. Je travaille sur le pont d’envol au plus proche des avions et des hélicoptères : j’assure leurs mouvements et les ravitaille en kérosène. Je suis aussi chargé de l’utilisation du matériel de protection et de fixation des aéronefs lors des décollages et des appontages.
De temps en temps, je suis aussi pompier c’est à dire que je veille à la sécurité du personnel et du matériel sur le pont d’envol. Je dois me tenir prêt à intervenir en cas de problème.
Comment êtes-vous entré dans la Marine ?
Avant d’entrer dans la Marine, j’ai suivi une formation d’électricien (CAP). J’ai monté un dossier de candidature au CIRFA de Bordeaux et quelques semaines plus tard, j’étais engagé !
Pourquoi avoir choisi la Marine ?
Un ami de mes parents est marin. Il m’a toujours beaucoup parlé de son métier et de ses expériences. J’aime bien l’écouter raconter son quotidien. Les missions opérationnelles, les voyages, les escales, l’esprit d’équipage… C’est lui qui m’a donné envie d’entrer dans la Marine.
Quel est votre meilleur souvenir de marin ?
Les nombreux pays visités (une vingtaine en 2 ans !). Mais mon plus beau souvenir, c’est New-York. On entend beaucoup parler de la « grande pomme » mais quand on y est, c’est encore plus magique ! Jamais je n’aurais imaginé avoir la possibilité de me rendre là-bas un jour et ça, c’est grâce à la Marine…
Etre marin : que cela signifie-t-il pour vous ?
Etre marin, c’est se sentir utile et c’est avoir l’impression de servir à quelque chose. C’est aussi partager l’esprit d’équipage qui règne au sein de la Marine.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaiterait exercer le métier de matelot Pont d’envol?
Pour devenir marin, il faut aimer l’idée de défendre son pays. Il faut aussi adhérer à l’esprit d’équipage qui règne dans la Marine. En plus du goût pour l’aéronautique, le matelot Pont d’envol doit avoir le sens de l’action et un certain sang froid !
J’ai d’ailleurs déjà motivé mon meilleur ami qui a décidé de s’engager et qui commence bientôt sa formation au sein de la Marine.
* Bâtiment de Projection et de Commandement Tonnerre, 150 marins à bord
Evacuations de ressortissants, intervention humanitaire…ce navire mène des missions sur toutes les mers du globe. A la fois aéroport, hôpital et poste de commandement, le Tonnerre est capable de déployer à l’autre bout du monde toute une opération de commandement.
Pour obtenir plus d'informations concernant le métier de matelot Pont d'envol, cliquez ici
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